Ci-dessous,
les principaux points développés par Marie Okabe, Porte-parole adjointe du
Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon:
Attentats
en Algérie
Le
Secrétaire général s’est adressé ce matin à l’Assemblée générale,
par le biais d’un message transmis par vidéoconférence, sur les attentats
commis hier à Alger et qui ont frappé les bureaux de l’ONU. Il s’est
dit choqué et indigné de ces attaques ignobles contre des personnes qui, sous
la bannière de l’ONU, sont au service des plus grands idéaux de l’humanité.
Il a indiqué qu’on était encore en train de compter les morts, de soigner
les blessés et de rechercher les disparus. Se déclarant proche des
victimes, il a affirmé que leur sacrifice ne doit pas et ne sera pas oublié.
Le Secrétaire général a appelé l’Assemblée générale à rester unie.
Il a demandé que cette action soit condamnée et que la communauté
internationale travaille de manière unie pour traduire en justice les auteurs
abominables de ces actes.
L’Assemblée
générale a aussi observé un moment de silence en l’honneur des morts et des
blessés causés par cet attentat. Nous avons fourni hier des chiffres préliminaires
et nous avons maintenant une liste de neuf membres du personnel dont les décès
ont été confirmés et dont les familles ont été notifiées. Parmi les
décédés figurent des membres du personnel de l’Organisation internationale
du travail (OIT), du Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés, du
Programme alimentaire mondial, du Programme des Nations Unies pour le développement,
du Fonds des Nations Unies pour la population et du Département de la sécurité.
Hier,
les secours ont aidé à sortir des décombres deux personnes travaillant à
l’ONU, qui étaient en vie et qui reçoivent maintenant des soins médicaux.
À l’heure actuelle, les chances de retrouver d’autres survivants dans les décombres
s’amenuisent, et les autorités locales ont commencé à utiliser de gros
engins pour déblayer les lieux.
Le
Secrétaire général a noté que l’Administrateur du PNUD, Kemal Dervis,
doit arriver aujourd’hui en Algérie pour déterminer la meilleure façon
d’aider les blessés et les familles des victimes de l’attentat. Dans
une déclaration publiée par le PNUD, Kemal Dervis a fait part de son
espoir de voir, au-delà des paroles de condamnation, la communauté
internationale évaluer l’importance de lancer es actions concrètes pour
soutenir l’ONU, les personnels engagés dans des tâches de développement, et
les travailleurs humanitaires.
Trois
conseillers spécialisés dans les situations de crise et le soutien
psychologique sont aussi arrivés en Algérie cet après-midi, afin d’aider
les personnes traumatisées par l’explosion.
Conseil
de sécurité – Liban
Dans
une déclaration présidentielle adoptée hier soir, le Conseil de sécurité a
souligné sa profonde préoccupation à l’égard des reports répétés de
l’élection présidentielle au Liban.
Le
Conseil a réitéré son appel pour qu’une élection présidentielle libre et
régulière soit tenue sans plus de délai, conformément aux règles
constitutionnelles libanaises, sans aucune ingérence ni influence étrangères,
et dans le plein respect des institutions démocratiques du pays. Il a
appelé toutes les parties politiques au Liban à continuer de faire preuve de
retenue et de sens des responsabilités en vue de prévenir,
par le dialogue, une nouvelle détérioration de la situation au Liban.
Cet
après-midi, lors de consultations sur la question du Liban, le Conseil de sécurité
entendra le Coordonnateur spécial pour le Liban, Geir Pedersen, et le
Sous-Secrétaire général aux opérations de maintien de la paix, Edmond Mulet,
qui feront un exposé sur la mise en œuvre de la résolution 1701,
relative au Liban, et sur le plus récent rapport du Secrétaire général sur
la question, qui est paru à la fin du mois dernier.
M.
Pedersen a indiqué qu’il s’adresserait à la presse à l’issue de ces
consultations. En outre, une déclaration du Secrétaire général sur
l’assassinat du général François el-Hajj devrait être disponible cet
après-midi.
Conférence
sur le changement climatique à Bali
Aujourd’hui,
à la Conférence sur le changement climatique qui se déroule à Bali, en Indonésie,
le Secrétaire général, M. Ban Ki-moon, a fait une déclaration au
segment de haut niveau dont les travaux ont commencé aujourd’hui. Le
changement climatique est « le défi moral de notre génération »,
a déclaré le Secrétaire général, en s’adressant aux six chefs d’État
et aux représentants de 144 gouvernements qui étaient réunis.
« Les yeux du monde sont tournés vers nous » pour que nous
arrivions à quelque chose, a-t-il ajouté.
Le
Secrétaire général s’est dit encouragé par les progrès réalisés
jusqu’à présent dans le cours des négociations, notamment sur les questions
de l’adaptation, de la déforestation et de la technologie. Il a appelé
les participants à la Conférence à adopter un programme de travail, ainsi
qu’une feuille de route assortie d’un calendrier, afin d’atteindre un
accord d’ici à l’année 2009.
Répondant
aux questions de la presse, le Secrétaire général a averti qu’il était
peut-être trop audacieux d’attendre des délégations qu’elles concluent à
Bali un accord sur les plafonds d’émissions de gaz à effet de serre, mais a
souligné l’importance de la mise en route d’un processus urgent de négociations.
De
son côté, le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) a
annoncé que les émissions de gaz à effet de serre liées aux voyages de tout
le personnel de l’ONU vers et au départ de Bali pour participer à la Conférence,
y compris celui du Secrétaire général et de son équipe, seront compensées
par des investissements dans le Fonds pour l’adaptation du Protocole de Kyoto
qui va bientôt être opérationnel. Ce Fonds aidera les pays en développement
à surmonter les effets du changement climatique.
Conseil
de sécurité
Le
Conseil de sécurité a tenu ce matin des consultations sur la Guinée-Bissau.
Il a entendu à cette occasion Shola Omoregie, Chef du Bureau des Nations
Unies dans ce pays, et Antonio Maria Costa, Directeur exécutif de
l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), qui ont
discuté des événements qui se sont récemment produits sur le terrain.
Antonio Maria Costa a apporté la preuve que le trafic de cocaïne
représente une menace à la stabilité et au développement de l’Afrique de
l’Ouest et a averti que les 33 tonnes de cocaïne saisies dans cette région
depuis 2005 ne sont peut-être que la partie immergée de l’iceberg.
République
démocratique du Congo (RDC)
Dans
une déclaration faite aujourd’hui, William Lacy Swing, Représentant spécial
du Secrétaire général pour la République démocratique du Congo, a confirmé
que la ville de Saké, dans la province du Nord-Kivu, demeure sous le contrôle
des Casques bleus. Il a indiqué que 4 500 soldats de la paix déployés
dans la région vont faire tout leur possible pour empêcher les rebelles menés
par le général Laurent Nkunda d’avancer sur les villes de Goma et de
Saké, situées dans l’Est du pays. M. Swing a ajouté que les
Casques bleus continueront à soutenir l’armée congolaise et à protéger les
civils, à qui il a été conseillé de rester calmes.
La
Mission des Nations Unies en RDC (MONUC) indique pour sa part que les Casques
bleus ont mené 33 missions de reconnaissance, transporté par air 25 tonnes
de provisions et d’équipements pour l’armée congolaise et évacué plus de
150 soldats blessés. La Mission a aussi exprimé sa grande préoccupation
à l’égard de la sécurité des femmes et des jeunes filles du Nord-Kivu,
notant que quelques 2 700 cas de viol ont été dénoncés entre janvier et
octobre 2007, ceci uniquement dans le Nord-Kivu.
Situation
humanitaire en RDC
Selon
le Plan d’action humanitaire 2008 pour la République démocratique du Congo,
qui a été lancé hier par les Nations Unies, presque 30% des 575 millions
de dollars demandés pour ce plan iront exclusivement aux besoins du Nord-Kivu.
Le
Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) fait part de son
inquiétude concernant les informations selon lesquelles des déplacements forcés
auraient eu lieu dans cette région. Rien que cette semaine, on estime que
60 000 à 70 000 personnes déplacées sont sur le point de repartir,
pour se rendre vers d’autres camps situés dans la province de Goma.
Actuellement, toutes les organisations humanitaires intervenant à l’extérieur
de Goma ne peuvent travailler que sous la protection de l’ONU. Le Bureau
de la coordination des affaires humanitaires indique que plusieurs organisations
humanitaires ont rappelé temporairement leur personnel qui travaille à
proximité des aires d’affrontements, et que la plus grande partie de
l’acheminement de l’aide par convoi a été remise à plus tard.
La
protection des civils est un sujet d’inquiétude tout particulier en ce
moment. Cette semaine, une mission interinstitutions de l’ONU s’est
rendue sur le terrain et prépare des recommandations sur la meilleure façon de
protéger immédiatement les personnes déplacées et les populations locales.
De son côté, l’UNICEF a remis plusieurs milliers de kits de fournitures de
base dans des zones qui pourraient bientôt devenir inaccessibles à cause des
combats. Le Programme alimentaire mondial, quant à lui, distribue de
l’alimentation à 3 000 familles déplacées qui se trouvent dans le
camp de Kibumba; et 10 000 autres familles déplacées vivant dans les
mêmes conditions recevront une aide cette semaine.
Soudan
À
l’occasion d’une conférence de presse à Khartoum, l’Envoyé spécial
pour le processus de paix au Darfour, Jan Eliasson, a fait part de son
espoir de pouvoir accélérer le rythme des pourparlers dans les semaines à
venir. Il a noté que le Conseil de sécurité, les pays de la région, le
Gouvernement soudanais et les mouvements dissidents doivent tous aller dans le même
sens. Nous bénéficions maintenant d’un meilleur climat au sein du
Conseil de sécurité et d’une coopération croissante de la part des pays de
la région, a-t-il ajouté.
La
grande question maintenant est de savoir comment le Gouvernement soudanais et
les mouvements vont pouvoir aller dans la même direction au cours des
pourparlers. C’est une question essentielle, a estimé Jan Eliasson.
Nous allons faire de notre mieux pour y arriver, mais les circonstances ne sont
pas très favorables à certains égards, a-t-il ajouté. Il a émis
l’espoir de voir les mouvements se préparer à commencer les pourparlers dès
que possible en 2008.
Nord
de l’Ouganda
L’Envoyé
spécial du Secrétaire général pour les zones touchées par l’Armée de résistance
du Seigneur (LRA), Joaquim Chissano, ancien Président du Mozambique,
arrive aujourd’hui à Kampala afin d’y mener des consultations pendant une
semaine. Elles auront pour but de faciliter le processus de paix dans le
Nord de l’Ouganda, à un moment qui devient critique. Joaquim Chissano
a l’intention de rencontrer des chefs d’États à Kampala, Kinshasa et
Kigali. Il se rendra ensuite à Juba pour des consultations avec l’équipe
de médiation du Gouvernement du Sud-Soudan, puis pour rencontrer les dirigeants
de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) et des représentants de la société
civile. Il doit rester dans la région jusqu’au 18 décembre.
Iraq
Le
Bureau du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR)
indique qu’il a dépassé les objectifs qu’il s’était assignés pour
2007, et qui étaient de réinstaller 20 000 réfugiés iraquiens.
Le Bureau du HCR précise qu’il a transmis les dossiers de 20 472 réfugiés
iraquiens les plus vulnérables pour qu’ils soient examinés par 16 pays
d’accueil. Cependant, le HCR estime que le faible taux de départs
effectifs est très préoccupant. Jusqu’à présent, seulement 22% des
cas soumis ont été suivis de départs effectifs vers des pays d’accueil,
note le HCR.
Tribunal
pénal international pour l’ex-Yougoslavie
Aujourd’hui,
le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie a condamné Dragomir Milosevic,
ancien général de l’armée serbe de Bosnie, à une peine de 33 années
de prison. Il a été reconnu coupable de crimes contre l’humanité et
de violations des lois ou des usages de guerre, ainsi que de crimes contre les
civils commis dans les derniers mois du siège de Sarajevo en 1995.
Commission
de consolidation de la paix
La
Commission de consolidation de la paix a adopté, ce matin, le Cadre de coopération
pour la consolidation de la paix en Sierra Leone. Ce pacte, d’une
durée de trois ans entre la Commission et le Gouvernement de la Sierra Leone,
marque une étape décisive. Il définit les priorités de la
consolidation de la paix et les engagements en ce sens, comme une bonne
gouvernance, la réforme du secteur de la sécurité et de la justice,
l’emploi des jeunes et encore le développement du secteur de l’énergie.
Par
ailleurs, le Conseil de sécurité a soumis hier à la Commission de
consolidation de la paix la situation en Guinée-Bissau, qui est ainsi le troisième
pays inscrit à l’ordre du jour de la Commission, après la Sierra Leone
et le Burundi.
Budget
de l’ONU
Pour
répondre à des questions posées hier sur les discussions menées à la Cinquième
Commission, il faut savoir que l’adoption du budget de l’ONU est une prérogative
des États Membres. C’est le fruit d’un processus de négociation dans
lequel les différents États Membres soumettent des propositions diverses.
La pratique établie est d’approuver le budget par consensus.
Le
Secrétaire général a proposé un budget en suivant les directives des États
Membres qui figurent dans l’ébauche budgétaire approuvée l’année dernière.
Il soumet en outre, aux États Membres, un certain nombre de rapports établis
conformément à des demandes liées à des décisions précédemment prises
dans le cadre de la réforme et à l’issue de certains sommets.
La
Cinquième Commission est actuellement saisie de toutes ces propositions.
Le Secrétariat continuera à assister les États Membres dans leurs délibérations,
et il continuera à apporter son soutien aux décisions des autres organes législatifs,
des comités et du Conseil de sécurité.
Invités
Les
invités du Point de presse aujourd’hui étaient le Coordonateur spécial pour
le Réseau de la sécurité humaine au Ministère des affaires étrangères de
la Grèce, Panayiotis Goumas, et la Directrice exécutive adjointe de
l’UNICEF, Hilde Johnson. Ils devaient parler de l’impact du
changement climatique sur les enfants.
Conférence
de presse
À
15 heures, Antonio Maria Costa, Directeur exécutif de l’Office des Nations
Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), a donné une conférence de presse
pour remettre à Sheik Tamin Bin Hamad Al-Thani, Prince héritier
du Qatar, le certificat d’honneur de l’ONUDC. En l’absence de
celui-ci, c’est le Secrétaire général du Comité olympique du Qatar qui
l’a représenté et reçu pour lui cette distinction.
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