Ci-dessous
les principaux points évoqués par Michèle Montas, Porte-parole du Secrétaire
général de l’ONU, M. Ban Ki-moon:
Conseil
de sécurité
Le
Conseil de sécurité, qui tenait ses premières consultations ce matin sous la
présidence de l’Italie, a approuvé son programme de travail pour le mois de
décembre.
Conférence
sur les changements climatiques à Bali
Concernant
la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques qui se déroule
à Bali, en Indonésie, le Secrétaire exécutif de la Convention-cadre des
Nations Unies sur les changements climatiques, Yvo de Boer, a salué
comme « un signal encourageant » la création, par les États
Membres, d’un groupe de contact, qui préparera une décision sur le lancement
de négociations concernant un régime sur les changements climatiques pour
l’après 2012 et qui sera examinée dans le cadre d’un débat de haut
niveau, la semaine prochaine. Le Secrétaire général sera présent à
cet événement. Les participants se sont aussi mis d’accord sur un mécanisme
qui accélérerait le transfert de technologies considérées comme essentielles
par les pays en développement pour répondre aux changements climatiques.
Les discussions ont aussi porté aujourd’hui sur la déforestation, qui serait,
selon les estimations, la cause de 20% des émissions de gaz à effet de
serre.
Iran
Le
Directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique
(AIEA), Mohamed ElBaradei, a accueilli avec grand intérêt, le nouveau
rapport des Services d’intelligence américains sur le programme nucléaire de
l’Iran, et a noté en particulier que ce rapport concorde avec les déclarations
répétées de l’Agence au cours des dernières années selon lesquelles il
n’y a pas de preuve concrète d’un programme en cours d’armes nucléaires
ou d’installations nucléaires non déclarées en Iran.
Le
Directeur général estime que ce nouveau rapport par les États-Unis devrait
aider à apaiser la crise actuelle. En même temps, cela devrait pousser
l’Iran à travailler activement avec l’AIEA pour clarifier des aspects spécifiques
de son programme nucléaire passé et présent, comme cela est souligné dans le
plan de travail et à travers la mise en œuvre du protocole additionnel.
Soudan
Le
Représentant spécial du Secrétaire général pour le Soudan, Ashraf Qazi, est
en route pour Addis-Abeba, en Éthiopie, où il représentera les Nations Unies
à une réunion ministérielle sur le Soudan.
La
réunion de demain est organisée par la Secrétaire d’État américaine,
Condoleezza Rice, pour discuter de la mise en œuvre de l’Accord général de
paix avec les parties concernées, ainsi qu’avec les partenaires régionaux et
des représentants de haut niveau de l’Union africaine et des Nations Unies.
En
attendant, les problèmes tribaux déclenchés par les vols de bétail dans
l’est du Sud-Soudan ont forcé le Haut Commissariat des Nations Unies pour les
réfugiés (HCR) à suspendre temporairement le rapatriement de réfugiés
soudanais– principalement depuis le Kenya– vers cette région. La
situation reste tendue avec des craintes que les attaques alimentées par
vengeance puissent s’étendre à d’autres parties de la principale zone de
retour pour les réfugiés et les personnes déplacées.
Darfour
S’agissant
du Darfour, l’Envoyé spécial, Jan Eliasson, arrivera demain au Soudan en sa
qualité de membre de la médiation conjointe des Nations Unies et de l’Union
africaine destinée à accélérer les préparatifs pour des négociations
directes entre les parties à l’Accord de paix sur le Darfour et les
mouvements non signataires. Quand il sera au Soudan, M. Eliasson aura
une série de consultations approfondies au Darfour, à Juba et à Khartoum avec
les acteurs concernés.
Il
arrivera à Khartoum depuis l’Égypte, qui accueille aujourd’hui une réunion
à Charm el-Cheikh à laquelle participent les Envoyés spéciaux de l’Union
africaine et des Nations Unies sur le Darfour, Salim Ahmed Salim et
Jan Eliasson, et des partenaires régionaux au processus de paix au Darfour.
À
Charm el-Cheikh, M. Eliasson a déclaré aujourd’hui à la radio de l’ONU
qu’il ne pouvait pas cacher que la situation était « difficile »,
notant « certains développements négatifs concernant le niveau de
violence à l’intérieur du Darfour, mais également au Tchad ».
Il
a aussi souligné qu’il était très important maintenant que les mouvements
et le Gouvernement du Soudan lui-même fassent tout pour faciliter le processus
politique.
Tchad
Le
Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés est gravement préoccupé
par la détérioration de la situation en matière de sécurité dans l’Est du
Tchad. Le HCR affirme que les 10 jours de violence entre l’armée
tchadienne et les forces rebelles ont limité son accès aux camps de réfugiés.
Les
combats ont lieu autour d’Abéché, où se trouve la principale base opérationnelle
du HCR. Les réfugiés dans les camps situés près d’Abéché, dont le
nombre est estimé à 212 000 personnes, craignent maintenant que la
situation déjà instable ne s’aggrave, et ils ont indiqué se sentir extrêmement
vulnérables et fragiles.
Par
ailleurs, environ 130 travailleurs humanitaires de diverses organisations qui,
depuis le 24 novembre, étaient empêchés de quitter une ville près
de Farchana en raison des combats intensifs ont finalement pu partir. Ils
sont actuellement en sécurité à Abéché.
Avec
ses partenaires, le HCR dans l’Est du Tchad apporte son aide à un total de
240 000 réfugiés du Darfour et 180 000 Tchadiens déplacés.
Iraq
La
Mission des Nations Unies en Iraq déclare qu’elle assistera le Gouvernement
iraquien, à la demande du Gouvernement, dans ses efforts pour organiser et
mettre en œuvre le retour volontaire des Iraquiens. La Mission et le
Gouvernement iraquien ont lancé aujourd’hui un plan d’intervention pour ces
Iraquiens qui souhaitent revenir chez eux.
Ce
plan vise à aider environ 30 000 personnes avec un paquet d’aide d’urgence,
qui sera livré par le biais du HCR et l’Organisation internationale pour les
migrations.
Les
Nations Unies n’encouragent pas et ne font pas la promotion du retour des réfugiés
ou des personnes déplacées, étant donné l’environnement de sécurité
existant, mais prend des mesures actives pour soutenir les autorités
iraquiennes afin de répondre aux besoins de ces personnes de retour et pour préparer
ces mouvements organisés.
Plateau
du Golan
Dans
son dernier rapport sur la Force des Nations Unies chargée d’observer le dégagement
du plateau du Golan (FNUOD), le Secrétaire général dit qu’au cours des six
derniers mois, le secteur Israël-Syrie est resté relativement calme.
Toutefois, ajoute-t-il, la situation au Moyen-Orient reste tendue et devrait le
rester tant qu’il n’y aura pas un règlement général couvrant tous les
aspects du problème du Moyen-Orient.
C’est
pourquoi, il recommande que le Conseil de sécurité proroge le mandat de la
FNUOD pour une nouvelle période de six mois. En même temps, il souligne
les problèmes de financement de la FNUOD, affirmant que les pays contributeurs
de troupes doivent à ce jour environ 24 millions de dollars.
Gaza
Selon
les derniers chiffres humanitaires de l’ONU sur Gaza, environ 75% de la
population de Gaza reçoit de l’aide alimentaire. Alors que l’aide
humanitaire régulière se poursuit, les restrictions sur les importations ont
conduit à la suspension d’une partie du programme d’une valeur de plus de
200 millions de dollars, dont des projets de logements pour 27 000 réfugiés
et de constructions dans trois grands hôpitaux. En outre, 17 projets
d’eau et assainissement ne peuvent pas être menés parce que les institutions
de l’ONU ne peuvent pas faire passer les matériaux, tels que du ciment et des
tuyaux, par les points de passage.
Les
statistiques montrent aussi que le taux de chômage à Gaza a dépassé les 32%.
En même temps, les prix des denrées alimentaires ont augmenté. Le prix
de la farine de blé, par exemple, a augmenté de 46%.
Concernant
la santé, le nombre de morts parmi les nouveau-nés hospitalisés dans trois hôpitaux
de Gaza a augmenté de 20% cette année par rapport à 2006 et près de 50%
des incubateurs dans les services pédiatriques ont besoin de réparations
urgentes.
Cour
pénale internationale
Au
cours de sa présente session qui se tient actuellement au Siège de l’ONU,
l’Assemblée des États parties au Statut de Rome de la Cour pénale
internationale, après quatre tours de scrutin, a élu trois nouveaux juges
internationaux pour occuper des postes devenus vacants. Il s’agit de MM. Bruno Cotte,
de la France; de Daniel David Ntanda Nsereko, de l’Ouganda; et
de Mme Fumiko Saiga, du Japon.
Mme
Saiga quittera son poste en mars 2009, alors que les juges Cotte et Nsereko
occuperont leurs fonctions jusqu’en mars 2012. Les trois prêteront
serment mi-janvier 2008.
Par
ailleurs, le Procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno-Ocampo, a
déclaré, dans un discours prononcé aujourd’hui, qu’il ouvrirait deux
nouveaux dossiers dans l’enquête mandatée par le Conseil de sécurité
qu’il mène sur le Darfour. Le Procureur n’a pas identifié les
nouveaux suspects potentiels mais a déclaré que les nouveaux cas seront liés
aux attaques contre les travailleurs humanitaires et les soldats de la paix,
ainsi qu’à l’incident de Haskanita.
Invités
du point de presse, demain
Nos
invités demain au point de presse de midi seront le Représentant permanent de
la Turquie, Baki Ilkin, le Représentant permanent de l’Uruguay, Elbio Rosselli,
et le Sous-Secrétaire général pour la coordination politique et la
planification stratégique, Robert Orr, qui rendront compte des résultats
de l’examen informel de l’Assemblée générale sur la mise en œuvre de la
Stratégie antiterroriste mondiale.
Conférence
de presse demain
Après
le point de presse de midi, à 13 h 15, Luis Moreno-Ocampo, Procureur de la Cour
pénale internationale, rendra compte de sa réunion avec le Conseil de sécurité
sur le rapport de la Cour sur le Darfour.
Armes
à sous-munitions
Le
Secrétaire général a déclaré dans un communiqué qu’il suivait
attentivement les efforts de la communauté internationale pour répondre au
problème des bombes à sous-munitions. (Voir communiqué de presse SG/SM/11315).
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