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UNESCO:
LES DEPENSES CONSACREES A L'EDUCATION RESTENT CONCENTREES DANS QUELQUES
PAYS: 12/10/2007
(MaximsNews Network)
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UNITED NATIONS - / MaximsNews Network /
- 12 October 2007 -- Un
nouveau rapport de l’Institut de statistique de l’UNESCO (ISU) indique que
le budget consacré à l’éducation dans un seul pays du niveau de
l’Allemagne, la France, l’Italie ou le Royaume-Uni est supérieur à celui
consacré à l’éducation par l’ensemble de la région sub-saharienne du
continent africain.
L’édition
2007 du Recueil de données mondiales sur l’éducation propose les dernières
statistiques portant sur le domaine de l’éducation - du primaire à
l’enseignement supérieur - dans plus de 200 pays.
Cette
année, le Recueil accorde une place privilégiée à l’examen du financement
de l’éducation et présente une série d’indicateurs permettant de comparer
les dispositifs de financement entre les différents pays et par niveaux de
formation.
Selon le nouveau rapport, en Afrique sub-saharienne, le budget alloué à l’éducation
par les pouvoirs publics ne représente que 2,4 % du budget mondial dans ce
secteur. Pourtant, environ 15 % de la population mondiale en âge d’être
scolarisée vit dans ces pays.
Au
contraire, les États-Unis, où ne vivent que 4 % des enfants et jeunes adultes
du monde entier, représentent 28 % du budget mondial consacré à l’éducation.
Ce chiffre s’explique avant tout par le grand nombre d’étudiants inscrits
dans des établissements universitaires et par le coût relativement élevé de
la formation à ce niveau.
En fait, les États-Unis sont les premiers investisseurs dans l’éducation. Le
rapport indique en effet que le budget que ce pays consacre au secteur de
l’enseignement public est quasiment équivalent à la somme des budgets alloués
par les pays de six régions, à savoir les pays arabes, l’Europe centrale et
de l’Est, l’Asie centrale, l’Amérique latine et les Caraïbes, l’Asie
du Sud et occidentale et l’Afrique sub-saharienne.
L’Asie de l’Est et le Pacifique occupent la deuxième place en termes de
part du budget public mondial consacré à l’éducation avec 18 % (derrière
la région Amérique du Nord et Europe de l’Ouest).
Cependant,
l’investissement public des pays de cette région reste sans commune mesure
avec leur part du PIB mondial, qui s’élève à 28 %, ni même avec les 29 %
de la population mondiale en âge d’être scolarisée qui vivent dans ces
pays.
En Asie du Sud et de l’Ouest, le scénario est tout à fait différent : 7 %
du budget de l’éducation dans le monde y est dépensé alors que la région
compte 28 % des enfants et jeunes adultes de la planète. La situation est plus
équilibrée en Amérique latine et dans les Caraïbes, région qui représente
8 à 9 % du budget mondial consacré à l’éducation, ainsi que de la
population en âge d’être scolarisée et du PIB mondial.
Si les crédits publics ne sont que l’une des sources de financement de l’éducation,
ils représentent néanmoins la principale d’entre elles.
Cependant,
de nombreux pays, en particulier les moins riches, attendent des étudiants et
de la communauté qu’ils assument divers coûts liés à l’éducation à
travers le règlement de droits de scolarité, l’achat des manuels scolaires
et des uniformes, mais aussi la contribution au paiement du salaire des
enseignants et la participation aux frais des associations de parents et d’étudiants.
Il
convient donc de tenir compte de la part des crédits privés pour évaluer ce
qu’un pays investit dans le secteur de l’éducation.
« Le financement par des acteurs privés est souvent mal vu lorsqu’on aborde
ces questions, mais il est impératif de faire une distinction entre les différents
niveaux de formation, » explique Hendrik van der Pol, directeur de l’ISU. «
Un grand nombre de pays, riches comme pauvres, recourent aux fonds privés et
aux partenariats pour développer la formation au niveau universitaire. Le défi
à relever consiste à garantir l’accès des élèves issus de milieux défavorisés
à l’éducation grâce à des dispositifs tels que les bourses ou les prêts
sans intérêts. »
« Mais il n’en va pas du tout de même aux niveaux primaire et secondaire
pour lesquels se posent de graves questions d’équité » poursuit Hendrik van
der Pol. « Les pouvoirs publics doivent-ils se reposer uniquement sur les
familles pour que soit respecté le droit humain en vertu duquel chacun doit
avoir accès à une formation de base de qualité ? »
La situation de l’Inde illustre parfaitement ce problème. En effet, dans ce
pays, les familles assument plus du quart (28 %) du coût de la scolarisation de
leurs enfants aux niveaux primaire et secondaire.
Ces
frais constituent donc un véritable obstacle à l’éducation pour les enfants
issus de familles pauvres. Cependant, les familles n’assument que 14 % du coût
des études au niveau universitaire, or celles-ci sont généralement plus
accessibles aux étudiants issus de milieux favorisés.
D’après les données exposées dans le rapport, c’est au Nicaragua que la
formation coûte le plus aux familles, puisque ces dernières assument quasiment
la moitié du coût de l’éducation aux niveaux primaire et secondaire. On
constate que la part des fonds privés est également élevée au Chili (31 %),
en Indonésie (25 %) et en République démocratique populaire lao (21 %).
« Ce qui est certain, c’est que nous avons besoin de davantage de données,
» affirme Hendrik van der Pol. « À l’heure actuelle, pas plus de 60 pays
sont en mesure de fournir des chiffres fiables concernant le financement privé
de l’éducation. Sans données supplémentaires, nous continuerons de
sous-estimer le fardeau considérable que cela représente pour les familles
d’envoyer leurs enfants à l’école. »
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